Depuis 2022, l’association Des Espèces Parmi Lyon s’est lancée dans l’inventaire des coléoptères saproxyliques de Lyon intra-muros et sa Métropole, afin de dresser un état des lieux de cette faune en déclin, dans un environnement particulier : l’espace urbain. En parallèle, l’association mène un vaste panel d’action visant à mobiliser autour de la question du bois mort, et surtout à sensibiliser les acteur.ices du territoire en faveur de ce monde méconnu et sujet à tant de confusions.
Faite le test, il suffit de taper “insecte bois mort” dans votre barre de recherche pour tomber dès la première page sur des professionnels de l’éradication des “nuisibles” ou encore de la “vermine”, des mots doux qui reflètent encore le manque de sensibilisation et l’image hygiéniste que l’on a de notre environnement.
Parce que la faune du bois mort, c’est avant tout 2500 espèces de coléoptères ! Si l’on prend l’ensemble de la faune terrestre d’Europe, il s’agit tout bonnement de pas moins de 5% du monde vivant. Des coléoptères, certes, mais aussi des champignons, des mousses, des lichens, des abeilles, des mammifères, des reptiles, des amphibiens, des oiseaux et des myriades d’autres organismes.
En connaissance de cause, comment peut-on encore mettre de côté la ressource en bois mort dans les études de biodiversité, dans les plans de gestion et plus généralement, dans n’importe quel espace du plus naturel au plus urbain ?
Alors que d’année en année, les consciences évoluent chez les sylviculteurs, les gestionnaires d’espaces naturels et d’espaces verts ou chez les particuliers, la route est encore longue pour que nos arbres vieillissants soient conservés, que les différents habitats liés au bois mort (appelés dendro microhabitats) soient suffisamment diversifiés, et que le volume soit suffisant pour la survie d’une faune en déclin.
L’étude porte essentiellement sur la faune des coléoptères saproxyliques (dépendant du bois mort pour tout ou partie de leur développement) de la métropole. Ils représentent une excellente grille de lecture, et leur diversité est conditionnée par le bon état écologique de nos boisements. Bien représentés en ville comme ailleurs, ils sont parmi tant d’autres groupes le miroir de l’impact de nos actions, favorables ou délétères, sur notre propre environnement. En outre, ils représentent :
L’objectif de l’étude est d’obtenir une vision précise de la faune des coléoptères saproxyliques de la Métropole de Lyon, et d’entrevoir les enjeux de conservation pour, à terme, proposer les mesures de gestion les plus pertinentes, en collaboration avec les différent.es acteur.rices publics et privés de la ville.
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